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C’est en 1972 que le Président BONGO ONDIMBA décide de la création d’un journal quotidien et il confie la réalisation de ce projet à feu Monsieur Léon AUGE qui prend contact avec divers éditeurs de presse étrangers en France, au Maroc et au Sénégal. Après comparaison des propositions faites par les éditeurs, la société France Editions Publications du groupe Hachette dirigée par Monsieur Pierre Maurice DESSINGES est retenue comme partenaire technique et financier. |
![]() | A la suite d’une enquête de DESSINGES à Libreville, celui-ci constate que les moyens techniques dont disposent les deux ou trois imprimeries locales sont insuffisants pour composer, mettre en page et imprimer un quotidien du matin. A l’issue de sa première mission, il fait part aux autorités gabonaises que seul un journal hebdomadaire de 8 pages au format tabloïd à tirage limité peut être fabriqué au Gabon. Quant au lancement d’un quotidien, celui-ci est subordonné à la création d’une véritable imprimerie de presse et à la constitution d’une équipe rédactionnelle nationale encadrée par des journalistes-conseils expatriés. Après étude des coûts d’investissement et de fonctionnement d’une industrie graphique, le président BONGO ONDIMBA écarte la proposition qui lui est faite de créer une imprimerie nationale ou dépendant du parti unique. |
En juillet 1973, il confie le dossier à des investisseurs privés en précisant que l’Etat entrera au capital de la société à créer à hauteur de 10 %. Par contre, il précise que la nouvelle imprimerie ne recevra ni subventions d’investissement ni d’équilibre. Les délais nécessaires à l’installation d’une imprimerie de presse étant de 18 mois, y compris la construction des bureaux devant abriter la société éditrice du futur quotidien, les travaux de terrassement et la construction des bâtiments ont débuté fin 1973 et se sont achevés en mars 1975 avec l’arrivée des machines de composition chaude, soit cinq linotypes, deux presses à imprimer à plat et des plieuses. | ![]() |
Entre temps, à la demande express du président BONGO ONDIMBA, était créé un hebdomadaire de 8 pages au titre évocateur, L’UNION. Ce journal était édité par la Sarl SOGAPRESSE et imprimé sur les presses d’IMPRIGA, la plus importante imprimerie gabonaise à l’époque. Le premier numéro de cet hebdomadaire est paru le 15 mars 1974 et, après son 93e numéro, ce périodique a laissé la place au quotidien national L’UNION qui a commencé à paraître le 30 décembre 1975. Le capital de SOGAPRESSE, réparti entre l’Etat, minoritaire, et France Editions Publications, majoritaire, étant insuffisant, les associés décident de dissoudre la Sarl et de constituer une société anonyme où l’Etat serait majoritaire à 75 % alors que France Editions Publications et quelques actionnaires privés souscriraient 25 % du capital restant. Tout naturellement, la raison sociale choisie est SONAPRESSE et son capital initial de 10.000.000 de FCFA. |
C’est donc le 30 décembre 1975 que naît véritablement le quotidien L’UNION lors d’une cérémonie à laquelle participe le président BONGO ONDIMBA auquel échoit le privilège de lancer la fabrication de ce premier numéro de L’UNION. Tout le gouvernement était présent dans les locaux flambant neufs de SONAPRESSE, société éditrice et de MULTIPRESS-GABON, l’imprimeur chargé de la fabrication du tout nouveau quotidien. Le diffuseur de presse Hachette-Gabon ayant repris la raison sociale de la société éditrice de l’hebdomadaire, SOGAPRESSE met en vente les 5.000 exemplaires du quotidien L’UNION qui comporte 8 pages et porte le numéro 1. Le premier jour, plus des trois quarts des exemplaires sont vendus au prix de 50 FCFA. Dès les premières parutions, L’UNION accorde une large place à l’information générale et surtout locale. L’esprit de la ligne éditoriale se veut de proximité et légitimiste. Comme son titre l’indique, ce journal tend à rapprocher les Gabonais et prône l’unité nationale. Bien que conformiste et didactique, L’UNION souhaite apporter à ses lecteurs un peu de détente. ![]() |
C’est dans cette perspective que paraît pour la première fois, le 6 janvier 1976, le billet d’humeur « Makaya » qui donne au journal une note quelque peu impertinente. Rubrique populaire, « Makaya » représente le faible contre le fort, le petit contre le grand et dénonce les abus de toutes sortes… Maintes fois menacé de suspension et de procès, le billet quotidien est devenu une véritable institution dès ses premiers mois d’existence. Le financement est assuré pour un tiers par la Coopération française, un tiers par SONAPRESSE qui contracte un emprunt auprès de PARIBAS- GABON, le troisième tiers étant à la charge de MULTIPRESS-GABON chargé de la réception, de l’installation et de la mise en production de cette machine susceptible d’imprimer 18.000 exemplaires à l’heure d’un quotidien comportant jusqu’à 24 pages. Il y a lieu de préciser que l’Etat n’ayant pas souhaité contribuer au financement de cet important investissement, l’importation de cette rotative a dû être différée de près de deux années car SONAPRESSE, non éligible aux crédits-fournisseurs, rencontrait des difficultés pour obtenir un prêt auprès des banques locales. |
Le 12 mars 1984, le président Omar BONGO ONDIMBA procédait au lancement de l’impression en offset de L’UNION sur les cylindres de la toute nouvelle rotative, dans un hall climatisé, vaste et spacieux, construit par MULTIPRESSGABON. Le quotidien qui, jusqu’alors, comportait 8 pages passe à 12 pages et le nombre d’exemplaires mis en vente à partir de cette date avoisine les 18.000 exemplaires avec un retour d’invendusde l’ordre de 15 à 20 %. Le prix de vente qui avait été entre temps porté à 100 FCFA est maintenu au même prix. |
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